Dans mon passé
d'alcoolique pratiquante, j'ai souvent souffert malheureusement de personnes
plus ou moins proches avisées me vantant avec louanges "la
Vérité". Au nom de cette vérité unique et immuable, tout me
semblait justifié même et y compris les pires actions cruelles,
physiquement, mentalement.
Il est vrai
qu'a une certaine période de ma vie, un certain tyran nommé
"alcool" gérait mes actes, mes paroles, mes journées
et je n'arrivais pas à me libérer de son joug puissant qui me
soumettait à son autorité de l'heure suprême.
Je vivais de sa
"Vérité" qui m'étouffait, m'asphyxiait, me rendait folle de
rage, sans raisonnement possible, sans espoir, je n'attendais plus rien de
la vie.
Un jour, brisée, à
terre, j'ai rencontré des gens qui se disaient "malade alcoolique" et
qui rayonnaient divinement d'une autre "Vérité". De suite, je me suis
sentie concerné bien que cette vérité me semblait invisible, inaccessible à la
raison, mais ces gens me touchaient profondément dans mon âme, quel était leur
secret? Quelle était leur
"Vérité"?
Je n'ai pas attendu
longtemps pour comprendre ce secret, c'était bien sur "l'abstinence
totale d'alcool", curieuse, j'ai écouté leur "Vérité", je les ai
suivis, main dans la main, pas à pas, sur le chemin qui mène à la sobriété.
Par un miracle venu
de je ne sais d'où! , Je me séparais sans regrets et sans remords de mon
dictateur impitoyable, inhumain. Bacchus lui-même m'a donné son consentement.
Le mouvement
des Alcooliques Anonymes ne m'a pas dit qu'il détenait la
"Vérité" mais seulement une vérité différente pour vivre d'une
façon nouvelle.
Mes actes, mes mots,
mes pas, réfléchis et posés avec précaution et
délicatesse sur les pavés épars du chemin qui mène à la
sobriété, ont régi les domaines de ma vie d'une manière évidente,
lumineuse, et m'ont conduite vers une liberté retrouvée.
Je vis maintenant
mes "Vérités" avec un "V" comme "victoire",
avec clairvoyance, en pleine possession de ma raison et de son potentiel.
Monique, membre
aa-francité.org