Nous sommes en route, mais nous ne sommes pas encore
arrivés au but. Et nous
seront en route tant que
nous serons vivants. Aucun membre AA n'est jamais "arrivé". Mais nous nous améliorons.
Vingt-quatre
heures par jour, p.33
"Est-ce que je fais du progrès?"
A Question simple, réponse simple : Oui je fais des progrès !
Heureusement !
- Il y a plus de 12 ans, je
me réveillais la nuit pour boire mes deux whiskies,
mais je n'étais pas alcoolique! Aujourd'hui, je le suis, je ne bois plus d'alcool ni la nuit ni le jour et je dors
bien. (1ere Étape)
- Il y a 11 ans, je croyais
orgueilleusement pouvoir, par ma raison, être
maître de mon existence, aujourd'hui j'ai admis que il y avait une Puissance Supérieure et je lui remets ma vie (2e et
3e Étape)
- Il y a 10 ans je pensais
que j'étais victime des "autres" et des événements, aujourd'hui j'ai fait un inventaire de
mes défauts de caractères
(4e Étape) j'ai partagé
avec Dieu et mes 2 premiers parrains AA (5e Étape), et je crois avec Bill que " Lorsque je suis troublé, c'est qu'il y a
quelque chose en moi qui ne va pas!"
- Il y a ....
- Il y a ....
AUJOURD'HUI comme hier, je poursuis mon inventaire et reconnais (parfois!) mes
erreurs (10e Étape),
AUJOURD'HUI comme hier, j'essaye d'approfondir ma conception de
Dieu et par la méditation et la prière (à ma façon), j'essaye
de mieux comprendre et
accepter les desseins de ma Puissance Supérieure (11e Étape)
AUJOURD'HUI, comme hier, je transmets le message d'espoir des
AA, ici sur francité, dans mon groupe en salle, lorsque je
suis de permanence
téléphonique, ... (12e
Étape)
AUJOURD'HUI j'ai connu un réveil spirituel (toujours cette 12e
Étape).
Quelle différence, en effet, avec le mécréant désespéré qui a
poussé la porte des AA le 3 avril 1990 et l'abstinent
d'aujourd'hui, heureux de vivre et
confiant en "Ce je ne sais quoi" que j'appelle à présent simplement
Dieu !
Oui, j'ai progressé, et j'espère toujours progresser.
Ce ne fut pas un progrès régulier et ce ne l'est toujours pas.
Mille fois j'ai douté, mille fois j'ai fait de grands pas en
arrière ?
Heureusement je n'ai jamais
totalement régressé, jusque dans l'alcool;
et grâce à Dieu, j'ai toujours refait les pas en avant qu'il fallait.
Un des thermomètre de mon Progrès émotionnel est "la rancune:
- il y a plus de 20 ans, une rancune effroyable envers l'adjoint
qui m'avait évincé au travail Une haine qui a duré 10 ans et qui
a failli être mortelle,
Pas pour lui, mais pour
moi! Dans mon rêve de vengeance j'ai fini par me noyer dans l'alcool, 3 ans sans dessaouler et presque
mourir !
- Après quelques années d'AA, chaque dispute dans les réunions de
service me torturait encore longtemps, m'empêchant de dormir
- Aujourd'hui, quand je ne suis pas en forme, une rancune peut durer
au maximum un jour (ou deux) mais vraiment cela devient
réellement de plus en
plus rare En
contre-partie, j'évite simplement et sereinement de me remettre dans les mêmes
situations dérangeantes.
Ce qui me permet d'être
libre, de dire, défendre et re-défendre "Ma vérité", sans la crainte d'être blessé par
celles des autres.
J'ai appris en AA que " La sérénité n'est pas refuser la tempête mais l'accepter
avec confiance"
Finalement le gagnant c'est moi qui peut rêver en paix au parfum
des roses que personne ne pourra m'enlever, même "lorsque
tout, autour de moi, semble trouble".
(Dr Bob)
Oui, je progresse et je ne suis pas le seul.
Tou(te)s mes ami(e)s AA, qui suivent à peu près le même chemin, progressent. Et peu importe de savoir qui va le plus
vite ou le plus
lentement.
Ce me serait orgueil, de croire être le seul à progresser.
Ce serait pure vanité, de croire que mon chemin est le seul ou le meilleur.
Ce serait, par contre, fausse humilité, de dire que je ne progresse pas !
Ne pas progresser, m'arrêter en chemin, rester sur place,
c'est accepter de me faire rattraper par l'alcool et le
désespoir Ne pas progresser ce serait, aussi, croire
être arrivé au bout du
chemin. Un des plus sûr moyen de me retrouver non pas à la case
départ, mais un peu
avant:DANS L'ALCOOL!
Progresser, n'est pas être arrivé. Le chemin déjà fait est bien court, le
chemin à faire, lui ... n'a pas de fin ....
Qu'en sera-t-il demain ? Aurais-je toujours envie de progresser ?
Ou raterai-je la marche dans une chute désespérée et alcoolisée ?
Je sais ce que j'espère; Je ne sais ce qu'il adviendra.
Alors ?
C'est simple : "A LA
GRACE DE DIEU ! "
Bons progrès à toutes et tous (et à moi-même)
AAmitiés Robert
S. alcoolique.