Le vent calme, obstinément …

(Courriel au Groupe aa-francité)

 

Bonjour à toutes et à tous,

 

Bienfaisant long week-end du 11 novembre(trois jours) qui m'a permis de réduire un peu mon retard professionnel et surtout me ressourcer loin du Bruit et la fureur.

N'est-ce pas en effet ce que parfois je fais de ma vie  : "Une histoire pleine de bruit et de fureur racontée par un idiot et qui ne signifie rien" comme l'écrivait quelqu'un .... (en anglais!).

 

Je n'ai pas eu besoin d'appeler Vank (mon ami, chien de berger allemand), il m'attendait. Il me connaît bien, mieux que moi encore. Il me savait d'humeur "11 e Étape (prière et méditation). Nous sommes donc parti pour une longue course en forêt, ma cathédrale immuable et toujours différente

Le temps était idéal, doux, du soleil dans un ciel nuagé de blanc, un vent léger obstiné mais sans fureur s'infiltrant entre les arbres, caressant branches et offrant aux dernières feuilles, un dernier et tendre adieu.

Vank et moi avons marché longtemps, chacun heureux dans nos propres méditations. J'ai retrouvé une clairière de mon enfance et l'arbre creux où méditait une vieille chouette. La clairière s'est rétrécie, elle s'est offerte aux buissons, l'arbre est toujours là, la chouette n'y rêve plus elle a trouvé sa réponse ... ailleurs

 

Assis sur un vieux tronc, j'ai raconté ma vie en culotte courte, Ma vie de solitaire, engagé dans tant de mouvements de jeunesse et de sport et pourtant si seul. Plus seul encore que dans la vraie solitude.   Vank écoutait, .....

  J'ai raconté mes amours enfantines, mes jeunes amis, mes parents, tous ces fantômes s'esquissant dans mon âme. Tous ceux que je croyais avoir oublié et qui m'ont oublié. Mais m'ont-ils oubliés ?

 Nous sommes proche de "halloween" qui dans sa signification initiale et ancestrale est le jour où le monde des vivants et des morts se confondent. Pour moi, c'était alors.

 Pas de peine seulement une douce tristesse. C'est ma vie et elle devait être ainsi. Il y a eu des séparations, des morts; et cela devait être ainsi. Vank écoutait, ......

 

Vank s'est levé, il avait faim, moi aussi. Nous avons mangé. Vank s'est désaltéré au ruisseau et nous avons pris le chemin du retour. Le soleil d'automne n'était pas monté bien haut dans le ciel, et malgré l'heure (à peine 14 h) il redescendait déjà , les ombres des arbres s'allongeaient immenses, infiniment.

Le vent calme, obstinément animait buissons, branches et feuilles. Lui aussi participait à ma méditation. Et un vieux texte attribué au Chef Dan George (un chef indien) m'est revenu en mémoire (Il y a peu quelqu'un me l'avait rappelé):

" Oh Grand Esprit dont j'entends la voix parmi le vent Je viens à toi comme un de tes enfants J'ai besoin de ta force et de ta sagesse. Rend-moi fort non pour être supérieur à mon frère,

Mais pour être capable de vaincre mon pire ennemi

                                                                       : .... Moi-même."

 

Un bon condensé de plusieurs de nos Étapes.

 

 Je vous souhaite aussi d'arriver à maîtriser votre pire ennemi et de gagner votre paix du jour.

Robert S. alcoolique

 

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>Robert S. alcoolique

 

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