UN JOUR, JE TROUVERAI LE VRAI BONHEUR
Onze
ans déjà que j’ai franchi cette porte et que j’ai découvert un monde nouveau.
Ce soir-là, j’avais fait le choix le plus important de ma vie. J’avais décidé de
ne plus boire. Je voulais retrouver ma liberté. J’avais honte de moi. J’en
avais assez de cet esclavage dans lequel je vivais depuis plus de vingt ans.
J’avais envie de vivre, d’être moi-même. Je croyais à nouveau en une vie
meilleure. J’ai refermé la porte. Je me suis assis autour de la table. Je me
sentais chez moi. J’y trouvai des amis qui savaient que je m’en sortirais si
vraiment je le voulais. Ils étaient tous prêts à m’aider.
Plus
je passais la porte, mieux je me sentais Les angoisses petit à petit ont
disparu. J’ai pu faire face à mes ennuis, les années ont passé et je suis
toujours là. Certains problèmes ne sont pas encore résolus. Le moment n’est pas
encore venu.
Chaque
matin, en me levant, je suis heureux, car je suis bien dans ma peau, parce que
je respecte le choix que j’ai fait, parce que je sais qu’un jour je trouverai
le bonheur, le vrai, le plus fou, celui que parfois je rencontre dans mes
rêves.
Si
j’ai pu aujourd’hui écrire ces quelques mots, je le dois à tous ces amis qui
m’ont aidé. Ils m’ont encouragé, ont partagé avec moi leurs expériences, m’ont
fait comprendre que si je voulais vivre, et non mourir, je devais envers et
contre tout respecter le choix que j’avais fait.
En
assistant aux réunions, je peux découvrir le Programme de vie qui est le nôtre.
En les écoutant, ensuivant leurs suggestions, je pourrai un jour rendre une
petite partie de tout ce que A.A. m’a donné.
Désiré (Bressoux)